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Dans l'ordre chronologique :

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A une inconnue

La lumière danse dans ses cheveux de feu
Aveuglant mes yeux à travers ce jeu
Un ange passe le temps de ce bref regard
Rarement pareille vision sublime
En moi suscita un tel teint, pale, blafard :
Ne vois-je pas là la beauté ultime ?

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D'L

Quand la lune le soir majestueusement
Dans le ciel nocturne décrit son orbe élégant
Morphée me fait don de son étreinte si douce
Mais ce charmant contact tant chéri entre tous
Ne saurait remplacer tes bras ma belle enfant

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Acta Est Fabula

A nouveau au piquet, le dos au mur
Face à tous ces fusiliers en armure
Sinistre pantomime qui trop dure.
Un lieutenant s'approche, pas très sûr ;
Entame la conversation, murmure
Plaisante, s'égaie, m'éloigne du mur
Et me fait la promesse d'un futur.

Doucement le bonheur renait, ô joie !
L'officier me fait redécouvrir l'émoi.
Douce période passée dans ses bras.
Mais le Général arrive, tout froid
Et éloigne le soldat aux abois.
Au mur on me reconduit de ce pas
Et le Général baisse le bras.

Les coups pleuvent sur mon corps déjà éteint
Et la flamme de mon coeur est si loin
Un fusilier méchant sourit en coin
Et me vise au coeur avec un grand soin
Je reconnais de ma mort le témoin :
La vie, cette salope, m'a atteint ;
Et de ce trou coule mon sang restreint,
Dernières larmes dont mon corps sera oint...

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Sans titre :

J'ai cru à l'utopie qu'on appelle Bonheur
Pour ne trouver que sa réalité : Malheur

Je sais désormais pour qui sonne enfin le glas
A nouveau mon cœur passe de vie à trépas

Octi d'Honoré